The Body Space

Λάμψη, δέσμη λάμψεων, κι ύστερα τίποτα για να δείς.
Tα ανθοκέρασα είναι ακόμα κρεμασμένα στην ανθισμένη κερασιά.
Θανατηφόρα βροχή, ανθρώπινη δύναμη, θα το ξανακάνουν.
Πέρασαν πολλά χρόνια.
Bάζουμε τις μάσκες μας και ξαναγυρνάμε στην πόλη.
Διασχίζω τους δρόμους, σιλουέτες παντού.
Φιγούρα, υλική υπόσταση που αλλάζει.
Aυτός, μεγαλώνει να γίνει άντρας.
Διδάσκεται πως να ετοιμάζει το σχέδιο.
Aυτή μαθαίνει πως να φαίνεται όμορφη.
Γυναίκα, ιερός μύθος, δώρο στην έκφραση του άντρα.
Eκπαιδευμένοι πια, κινούμαστε στο χώρο. Tο μόνο που συναντάμε καθημερινά είναι οι φιγούρες μας, σκιές στους τοίχους και τους δρόμους αυτής της πόλης.
Tις κόβω τις φιγούρες και τις μαζεύω στο συρτάρι μου. Aνθρώπινες φιγούρες που τις κάνω εικόνες.
Eικόνες-αποσπάσματα από θεατρική παράσταση. Φιγούρες σε ατέλειωτες διαδρομές που ψάχνουν διεξόδους.
H κερασιά είναι ανθισμένη εκεί έξω.
Bράδιασε, το κορίτσι έκλαψε, έκλαψε πολύ, έτσι για να ησυχάσει. Tυλίχτηκε με το λεπτό χάρτινο μαντήλι της και δεν ξαναμίλησε.
Aνοίγω το συρτάρι και παίρνω τις χάρτινες φιγούρες μου, τόσο ίδιες μα τόσο διαφορετικές. Προσπαθώ να ανασυνθέσω την πραγματικότητα. Kάποιος είχε πεί ότι έχει ενδιαφέρον.
Xάρτινες φιγούρες, τις αφαιρώ από το χαρτί, τις φωτογραφίζω, τις τοποθετώ σε άλλες εικόνες, τις φωτογραφίζω ξανά, τις ταξιδεύω σε χώρους υπαρκτούς ή φανταστικούς, τις ξαναφωτογραφίζω και ταξιδεύω μαζί τους. Έτσι περνάει ο καιρός, κι εγώ τις συναντώ μπροστά μου στις καθημερινές μου διαδρομές, σαν στάμπες στους τοίχους, σαν ανάγλυφα σε ξεχασμένα μάρμαρα, σαν ρούχα απλωμένα στις ταράτσες, σαν συνεπιβάτες σένα μεγάλο ταξίδι, σε μια παράσταση που συμμετέχω κι εγώ, σαν χάρτινη εκπαιδευμένη φιγούρα.
Περιοχες μνημης και δρασης που μεγεθυνονται μεσα στον ακινητοποιημενο χρονο της εικονας , σαν φωτομεταφορα, σαν μια γραφη που εικονοποιει, σαν ιχνος που αναζητα τον χρονο σαν την “τεταρτη διασταση στον χωρο.
Η φωτογραφια λοιπον, σαν μεσο καταγραφης και συλλογης πληροφοριων (αποκομμα), στη λογικη μιας συνεχους αφαιρεσης σε ενα αυτοβιογραφικο ταξιδι.
Φιγουρες -ομοιωματα που συνηγορουν στις εγκαταστασεις , σχολιαζοντας την επαναληψη, το πολλαπλο , το ομοιωμα, σαν μια κατασκευη που παρουσιαζει τη φυση και το χωρο του, δηλαδη τη φιγουρα σαν προιον επεξεργασιας , σαν στερεοτυπο, σαν κωδικας .
Επαναλαμβανομενες εικονες σε παραγωγες video, αφηνουν κι αυτες το δικο τους (ψηφιακο) ιχνος , σε χρονους μεταφορικους και αλληγορικους.
Ετσι, σε μια προβληματικη “πλαστικοτητας του χωρου” και ενος “βιωματικου χρονου“, συνανταμε τη δυναμικη της φορμας του αποκομματος, σ εναν μη-χωρο, σε μια non finito.. εικαστικη ου-τοπια.
 

The photographs, as photo-metaphors, as traces on paper, but conceived as life and not as representation, use their informations like a writing, like shades of the ideas.
As part of this space plasticity problematic, we will try to comment on the extract dynamics as a unique space in a figurative u-topia.
There is no doubt that the presence of the body is plethoric and may also mean a certain crisis of it. Nevertheless, presence and absence – as both exist – have their own dynamics and follow their own way. As a result, the body’s presence was analyzed in the symbolic space, where the significant body meets art, ideology and society. According to Paul Ricoeur (Paul Ricoeur, Sur la traduction, Paris, Bayard, 2006), the meaning is always determined by use and influenced by the context.
A parallel between the role of the artist who uses his own body in his work and the autobiographic journey of the body figure that I’ve been experimenting for twenty years now. Questions about the body, its image and myth in relation to space, to the search of the way it lives in the plastic space ; through the dynamics of the extract, of the fragment of the photographic image, as an autonomous revelation or dissimulation in this space of the image and of the environment.
The body in passages from the self to the other, through the scene and its presence, through civilization and its culture, through the action, space and time. The figure takes the place of the body in the image, like a shadow, a puppet, a performer, wondering about its limits reconstruction, entering in the image like a meta-body or a non-body.
If we think of the body as a fragment, an extract into reality, a space which has every time different symbolisms and searches the limits necessary so as to construct its image, the body can be defined as a “heterotopy”. If we study the body through a hermeneutics of “the body as a unique space” in its social representation, is it a space with or without limits?
And if the body in the everyday practice and in the artistic action, including the moral and aesthetic values, is pain and desire, is it at the same time the “space” of the “oneself”.
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Silhouettes de papier, découpées, extraites, photographiées, replacées sur d’autres photographies, photographiées encore, bricolées et trifouillées. Je les laisse voyager dans les espaces existants et fictifs, je les photographie et je voyage avec elles.
Ainsi le temps s’écoule.
Des images… j’en rencontre tous les jours ; des formes, comme des impressions sur les murs, comme des traces sur un marbre depuis longtemps oublié, comme le linge qu’on laisse sécher au soleil ; alliés dans un long voyage, un jeu auquel je joue aussi, comme une figure bien élevée.
Λίγο μεγαλώνει των ανθρώπων η χαρά
Ξάφνου μια γνώμη αντίδικη τη συνταράζει
και τη σωριάζει καταγής
Είμαστε τα όντα μιας ημέρας
Υπάρχεις
; Δεν υπάρχεις ;
O άνθρωπος ; – το όνειρο του ίσκιου.

Πινδαρος “Πυθιόνικος Η.  Σκιάς όναρ άνθρωπος” 516-438
( σκιάς όναρ άνθρωπος , Πινδαρος, Πυθιόνικος 8, 77.)
[…] L’Homme, le rêve d’une ombre. […] Pindare, Pythiques 8, 77.
La mémoire ressemble-t-elle à son image ?
La mémoire ressemble-t-elle à sa photographie ?
Scène-image-trace ou, en d’autres termes, espace-plasticité-sculpture.
Ces dernières années, le champ de mes expérimentations (comme photographe) a consisté en la transposition de l’image latente de la pellicule sur le papier – comme un espace autonome –, en l’intervention sur ce dernier et, enfin, en la mise en dialogue de l’ensemble de ce matériel avec d’autres moyens dans une installation.
Comment une situation ou une approche imaginaire se met-elle en acte et s’exprime-t-elle dans une intervention figurative ?
Des figures en papier, sorties de leur contexte, photographiées, placées dans d’autres contextes, photographiées à nouveau ; des figures voyageuses dans des paysages réels ou imaginaires, et capables de nous faire voyager avec elles. C’est ainsi que nous les retrouvons devant nous, nous les rencontrons dans notre quotidien, dans nos itinéraires journaliers, sous forme d’estampes, comme des traces sur les murs, comme des reliefs sur des marbres oubliés, comme le linge étendu à la terrasse, comme des voyageurs dans un long voyage, comme des acteurs dans une représentation à laquelle nous participons nous aussi comme figure, un lieu ou un non-lieu.
Des figures-traces, qui fonctionnent comme forces motrices d’un récit, d’une rêverie. Des figures qui se transforment en photos et qui, laissant leurs traces sur la ville, sont photographiées à nouveau ou sont transformées en photocopies, suspendues en tant que transparences ou projetées sur des surfaces diverses, et soit reviennent à leur matière initial, la pâte à papier, soit voyagent pour revenir sous forme de copies, soit renvoient l’une à l’autre en créant la relation « je deviens le lieu où je me trouve ».
 

 
De cette manière, les photos, en tant que photo-métaphores (des traces sur le papier, vivant par elles-mêmes et non pas représentant quoi que ce soit), utilisent leurs informations comme une écriture, comme des ombres d’idées.
La figure-corps est-elle aussi son image ? Et la trace-mémoire existe-t-elle dans son image ? La figure dispose alors de sa propre existence, de son propre dynamisme.
En s’en servant pour créer des images de l’imaginaire, nous explorons son espace dans l’espace de l’art et, à travers cela, la quête de l’onirique, sa reconstruction, son mythe.
Cette démarche fait appel à l’ensemble de l’iconographie et de la sculpture figurative en intégrant en son sein la photographie. Les nouvelles orientations de l’usage de la photographie peuvent, dans un premier temps, laisser le spectateur perplexe mais, en même temps, lui suggèrent des recherches et des pratiques nouvelles. La photographie construite devient, elle-même, un fait plastique, en intégrant les autres arts pour surmonter le réel. Un médium aussi impliqué dans la représentation – avec le miroir – dépasse sa spécificité et alimente la recherche à travers l’illustration de l’imagination.
Par conséquent, la photographie, le collage, l’abstraction, le réalisme et l’aléatoire s’engagent dans un dialogue autour du rapport de l’art à la vie, que cela soit de manière poétique, psychanalytique, récitative ou « dominatrice ».
Qu’est-ce qui donne du sens aux formes ? Qu’en percevons-nous dans l’écran-tableau qui évoque quelque chose d’autre, de préexistant en dehors de celui-ci ? Est-ce notre propre regard qui, lorsqu’il assemble les traces, crée un parcours de lecture et de participation ?
La photographie n’est pas un langage, c’est une matière, un médium qui sert le langage nécessaire à un dialogue. Et dans ce dialogue où finalement je cherche moi-même dans le premier spectateur – le photographe, son regard, elle est le tiers de liaison, le fantôme, le perceptible invisible, le déclencheur, le révélateur. Ici, comme dans toute relation (nous entendons une relation entre deux éléments), il semble impossible d’échapper à un phénomène de triangulation, de tiers filtre, de troisième élément qui serait le troisième texte qu’évoque Paul Ricoeur concernant la traduction : « […] il n’existe pas de critère absolu de bonne traduction ; pour qu’un tel critère soit disponible, il faudrait qu’on puisse comparer le texte de départ et le texte d’arrivée à un troisième texte qui serait porteur du sens identique supposé circuler du premier au second. »[1] Paul Ricoeur, Sur la traduction, Paris, Bayard, 2006.

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” Etre dans un sujet” : vécu dans un espace unique ; ce qui est dans un sujet est matière, usage, geste dans cet espace de choses où il ne s’agit jamais d’une chose, mais toujours seulement d’une « espèce de chose ». Le corps-modèle devient l’œuvre et son « lieu », mais aussi sa limite, offrant à la fois son absence et son identité.
Une mise en scène, une structure, une construction qui fait qu’un corps-tortue porte toujours sa carapace dans ses déplacements entre le réel et le symbolique, afin que sa « tragédie » atteigne quelque sommet imprévu.
Pour un montage figuratif, la réponse est peut-être simple : l’écran est un bon conducteur d’images de vie que nous considérons comme données, chargées d’un sens ordinaire – des hommes et des choses. Face à des formes moins reconnaissables, la réponse est plus personnelle, plus intime ; comme si c’était nous qui projetions le fond de notre âme sur l’œuvre et non pas l’œuvre qui projetait son âme sur notre regard.
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Si l’artiste, grâce aux nouvelles technologies, peut construire la nouvelle scène du corps, a-t-il aussi la capacité d’assurer le contrôle programmé de la différence ? Et cette programmation ôte-t-elle la possibilité d’échapper, ne serait-ce que momentanément, au contrôle rationnel et à la sécurité qu’elle procure ? Cela rend-il impossible l’errance, qui ne vise pas à l’évasion mais au retour à l’action ? Le corps-image risque-t-il ainsi de perdre la dynamique de sa forme et, par conséquent, l’espace d’autonomie et de critique ?
Afin de donner une signification à l’espace, la Renaissance a imaginé l’utilisation de la boîte, devenue plus tard l’espace « scénique ». Aujourd’hui, nous vivons dans un monde post-Renaissance, dans le sens où nous étouffons au creux d’un système de boîtes “emboîtées” – ville, maison, chambre, et enfin téléviseur et ordinateur à travers lesquels la ville-écran projette ses désirs dans notre espace.
Ainsi, le corps serait en quête d’images, non pas parce qu’il en a besoin, non pas parce qu’elles lui sont utiles, mais bien parce qu’elles lui sont inutiles, c’est-à-dire jolies.
Laissons dialoguer le corps avec le mythe et son image ; laissons les instants circuler en se chassant l’un l’autre – pour reprendre les propos d’Hegel sur le temps ; laissons aussi les machines trouver leur propre mythe ; c’est peut-être ainsi que le corps, cet espace unique, incarnera l’image d’une “utopie utopique”, à travers le caractère critique, imprévisible et libérateur de l’art.